jeudi 26 avril 2012

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Réception dans l'Église Anglicane du Canada. Pâques 2012

J’ai été élevée dans une famille traditionnelle française d’obédience catholique. Mon père étant militaire, j’ai été éduquée à l’étranger dans des établissements de missionnaires. Ma foi a grandi dans ce contexte. Très vite je me suis néanmoins trouvée en rupture avec les incohérences de cette Église qui prêchait l’amour de son prochain à ses adeptes et qui elle-même se permettait de condamner celui qui s’écartait du chemin. Si je ne pratiquais plus, ma foi, elle, est toujours demeurée forte. Mon métier d’infirmière anesthésiste-réanimatrice était pour moi une façon d’être au service de mon prochain. Jusqu’au jour où la question du «pourquoi toute cette souffrance ?» a commencé à me tarauder et m’a poussée à aller chercher des réponses. J’ai fait connaissance avec différentes traditions spirituelles, j’ai beaucoup voyagé. J’ai étudié le symbolisme, l’histoire des religions. J’ai suivi des groupes charismatiques. Je me suis consacrée au  Cœur de Jésus au Mont Carmel en Israël. Un jour dans la ville de Québec, j’ai rencontré une femme prêtre dans l’Église Anglicane, Mia Anderson. Ce fut le début de ma conversion. J’ai appris ce qu’était la Communion Anglicane, son histoire. Un 31 décembre , en sortant du restaurant dans lequel nous avions réveillonné, j’ai vu une lumière de l’autre côté de la rue, j’ai reconnu la Cathédrale Américaine de Paris. J’ai donc commencé à aller chaque dimanche à l’office. J’y ai rencontré des gens totalement ouverts sur le monde d’aujourd’hui, et le jour de Pâques j’ai décidé que dorénavant ma voie serait celle de la Communion Anglicane. C’est en visitant St Peter’s Church à Sherbrooke que j’ai eu un choc et j’ai accepté de mettre le genou à terre et de dire oui à un appel très fort. J’ai quitté mon pays pour venir m’installer ici au Québec. Les aléas de la vie m’ont obligé à quitter cette magnifique église qui n’appartenait plus à la communauté anglicane et c’est la rencontre avec Yves Samson qui m’a permis de relever la tête et de me remettre en chemin. Pour moi, la voie anglicane est celle qui répond le mieux à la détresse spirituelle que connaissent nos sociétés occidentales, et particulièrement la société québécoise. Historiquement, l’Église Anglicane a toujours été au service de ses paroissiens. Elle s’est élevée contre les injustices au nom de l’Évangile. Elle est restée proche de l’enseignement de Jésus. Elle a su rester elle-même tout en acceptant de s’adapter au contexte historique et sociétal, dans une approche respectueuse des différences. Au Québec, elle peut relever le défi de progresser dans la société francophone. C’est ce que je veux faire et témoigner. Nous devons continuer à être présents, au service et à l’écoute de nos frères et sœurs perdus dans le monde d’aujourd’hui ; les aider à se construire en tant qu’êtres humains en respectant leurs expériences de vie ; les accompagner en tout temps quelles que soient les difficultés. Je crois à la valeur de l’exemple. La Communion Anglicane est un exemple et peut être un refuge pour tous ceux qui ont été blessés par ailleurs. Merci de me recevoir parmi vous.

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