mardi 22 mai 2012

MÉDECINE ANTHROPOSOPHIQUE

Dr Michaela Gloeckler-Jérusalem 2012


À gauche sur la photo, Dr Michaela Glöckler : coordination du Collège IKAM et de la Conférence des conseils d’administration des associations de médecins anthroposophes
On doit l’anthroposophie à un scientifique et philosophe autrichien : Rudolph Steiner, qui dès la fin du 19ème siècle a proposé une philosophie pratique orientée sur l’éducation des enfants, l’agriculture, l’alimentation, l’architecture, les arts, la médecine. Il s’agit d’une philosophie humaniste qui prend en compte l’être humain dans sa globalité : matière, esprit, environnement.
Le médecin anthroposophe est d’abord médecin puis anthroposophe. C'est-à-dire que la donnée spirituelle est prise en compte dans l’approche du malade et de la maladie. Quand un malade arrive en consultation, le médecin anthroposophe pratique un examen clinique complet auquel il associe : les habitudes de vie, l’éducation, l’environnement privé, professionnel, familial, l’histoire, la personnalité, les émotions, la capacité de vie etc.… Le diagnostic se fait sur l’observation des déséquilibres portant sur les 4 axes qui définissent l’être humain :
-          Physique : examen neuro sensoriel, métabolique et respiratoire-circulatoire.
-          Ethérique : examen des forces de vie
-          Astral : examen des perceptions, des sentiments
-          Égotique : examen des capacités conscientes.
Un déséquilibre, c'est-à-dire quand un processus physiologique naturel se produit au mauvais moment et au mauvais endroit,  engendre la maladie. Le rôle du médecin consiste à éduquer la personne malade pour qu’elle rétablisse l’équilibre. Ce qui veut dire que les remèdes sont à voir au sens large. La prescription ne contient pas uniquement des principes actifs sous forme de granules, pilules etc.… mais des séances de massage, des ateliers d’art, de danse etc.…. Il s’agit d’une démarche thérapeutique globale où le malade est responsable de la gestion de ses déséquilibres. C’est lui qui prend en charge sa guérison.
La pharmacopée est à base de teinture mère ou souche de substances naturelles diluées et dynamisées (dilution décimale) en forme injectable ou par application (bain, enveloppement….). L’eurythmie, c'est-à-dire des mouvements corporels associés à la musique, à la prononciation de voyelles, de consonnes et les massages rythmiques y sont généralement associés.
On le voit cette approche est intéressante au plan préventif puisqu’elle permet de se maintenir en santé. C’est en Suisse que cette médecine est la plus développée avec des médecins, des chercheurs et des cliniques présents sur le territoire. En Amérique du Nord il va falloir être patient puisque le système de santé est phagocyté par un corporatisme fort sous influence des laboratoires pharmaceutiques dont la priorité est de vendre du médicament et pour qui le mot «prévention» est une insulte. Néanmoins sur ce lien on trouve pas mal de pistes pour ce côté ci de l’océan et plus au sud du Québec :  http://www.paam.net/   
Pour l'Europe voici 2 liens intéressants :


Bien sûr vous pouvez aussi lire Fundamentals of Therapy 1925 de Rudolf Steiner et Ita Wegman

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