Enceinte de jumeaux, une mère porteuse s’est retrouvée sans parents adoptifs après que le couple qui l’avait approchée ait renoncé aux enfants qu’elle porte.
« À celles qui voudront être mère porteuse, attention… Je suis la preuve vivante que ça peut vraiment virer au cauchemar. »
La troublante histoire de Marie-Pier (nom fictif) sera diffusée ce soir dans le cadre de la première émission de la nouvelle saison de JE, sur les ondes de TVA.
La vie de cette mère de trois enfants a basculé après qu’elle ait décidé de devenir mère porteuse. Âgée de 26 ans, elle avait mis une annonce sur Internet. Un couple l’a alors contactée et a accepté de lui verser 35 000 $ pour la grossesse.
Deux couples de jumeaux
Le processus a fonctionné et la mère porteuse est tombée enceinte de jumeaux. Or, huit semaines plus tard, le couple adoptif a mis fin à l’entente.
« Je tombe enceinte (...) et on me dit finalement bebye, on te laisse tomber », déplore la mère porteuse.
C’est que malgré le contrat avec Marie-Pier, la mère adoptive a procédé à une troisième fécondation in vitro. Tous les essais avaient été infructueux depuis 14 ans.
« On ne savait pas quand ça allait tout fonctionner… On se disait on va prendre ce qui va passer en premier », raconte la future mère.
Miraculeusement, elle est tombée enceinte… de jumeaux.
« Quatre, on trouvait ça vraiment trop. On a d’autres enfants. On n’aurait jamais été capables de s’occuper de toute cette gang-là », ajoute-t-elle.
« On fait pas bin là, finalement, on ne les veut plus, répond Marie-Pier, enceinte de trois mois. Je ne pensais pas que c’était un scénario qui pouvait m’arriver. »
Un autre couple adoptif
Finalement, les deux parties ont réussi à trouver un deuxième couple pour adopter les jumeaux de Marie-Pier.
Or, l’homme du premier couple demeure le géniteur de ces enfants. Les parties ont d’ailleurs déjà convenu de mentir pour le processus d’adoption.
« On va dire que c’est (l’homme du deuxième couple) le papa biologique, que j’ai eu une relation extraconjugale avec lui, on ne parlera pas nécessairement de mère porteuse. »
D’ici l’accouchement, Marie-Pier a bon espoir que tout se passe bien.
« À date, Il n’y a rien qui cloche. (...) Quand même, c’est deux vies. On ne magasine pas un lave-vaisselle. »
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