samedi 19 avril 2014

REJOINDRE L'OCÉAN


 Vous vous sentez fatigué, rempli de larmes. Vous avez lutté durement pour être ce que vous pensiez que vous deviez être afin d’obtenir ce que vous pensiez avoir besoin. Ce sont les voies de la volonté : vous devez être ceci, vous devez être cela, vous devez obtenir ceci, vous devez obtenir cela. Mais vous avez de la chance, vous êtes grandement béni d’être fatigué et d’avoir renoncé à essayer ; vous avez abandonné la volonté de vaincre ; vous avez abandonné les épreuves que vous vous imposiez " Dans ce renoncement… le saut… " — aucune volonté, aucune voie, pas même vous, juste le saut. Et, " la beauté, l’inconnu… la peur qui rencontre la confiance. Osho, se pourrait-il que cette rivière coule vers la vie, vers vous, vers l’océan ? " Il n’y a aucun doute, parce que chaque rivière se dirige vers l’océan. Il n’y a que l’homme qui se contracte, et alors le flot du courant s’arrête… Si vous vous détendez dans la confiance, la rivière se met à couler à nouveau. Il n’est jamais arrivé qu’une rivière oublie son chemin et ne parvienne pas à l’océan. Mais rappelez-vous le saut. Et n’oubliez pas la déclaration de Chuang Tzu, "Ce qui est facile est juste et ce qui est juste est facile. " Et quand vous oubliez à la fois ce qui est juste et ce qui est facile, vous êtes arrivé à l’océan. L’océan n’est pas loin. Mais votre ego est un bloc gelé — il a besoin de fondre. L’amour le fait fondre, la peur le rend plus figé, la confiance le fait fondre. Tout ce que les personnes qui essaient de se trouver elles-mêmes doivent faire, c’est de rester détendues et de laisser la rivière s’écouler à son gré. Vous ne devez pas être le guide, la rivière n’a besoin d’aucun guide. Sa nature même est d’atteindre l’océan. Ce n’est pas un effort, c’est sa qualité innée. Après avoir fait l’annonce de vol, le pilote d’un vol transatlantique oublie de fermer l’interphone, et ce qu’il dit ensuite est entendu dans tout l’avion, "Je vais boire une tasse de café et puis je vais me faire la magnifique nouvelle hôtesse, Lee ". Lee était à l’arrière de la cabine de l’avion. Elle se précipite alors pour dire au pilote de fermer l’interphone. À mi-chemin, un vieil homme la fait trébucher. " Ne pouvez-vous pas attendre un peu, Lee ? Laissez-lui le temps de boire son café ! " Prenez vos aises, buvez votre café. Il n’est pas nécessaire de courir vers l’océan. Prenez le temps d’apprécier les arbres et les oiseaux, d’avoir du plaisir en compagnie d’autres personnes, pleinement confiant dans votre cœur que chaque rivière a toujours atteint l’océan. Vous ne pouvez pas être l’exception, l’existence ne permet pas d’exceptions. Vous atteindrez aussi l’océan.
Osho The Razor’s Edge chap 18

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