Samedi 3 mai 2014,
des
centaines de femmes prêtres ont défilé à Londres à l'occasion du 20e
anniversaire des premières ordinations de femmes dans l'Eglise anglicane
d'Angleterre.
Ce sont 700 femmes qui ont été ordonnées en 1994
Partant de l'abbaye de Westminster, le cortège est arrivé à la cathédrale Saint Paul où l'archevêque de Canterbury, Justin Welby, a prononcé une homélie diffusée sur grand écran. Il a évoqué le chemin restant à parcourir.
En effet, en février 2014, l'Eglise
d'Angleterre réunie en synode, a voté un processus accéléré pour autoriser les
femmes à devenir évêque. La question sera à nouveau abordée et votée lors du synode général de juillet prochain.
Si la mesure est adoptée avec la majorité des deux-tiers requise, des femmes
évêques pourraient être ordonnées dés la fin de l'année 2014.
La question de l'ordination de femmes à des postes d'évêques déchire l'Eglise anglicane depuis plus de 20 ans.
C'est le 8 juillet 2013, que le synode général de l'Eglise d'Angleterre s'est prononcé en faveur de la réouverture du processus d'ordination de femmes évêques et qu'une vague d'espoir de s'aligner sur les Églises de la Communion ayant fait le pas suite au rejet de novembre 2012, a pu poindre.
D'autres pays de la communion anglicane ont déjà autorisé l'ordination de
femmes évêques dont les États-Unis, l' Écosse, le Canada la Nouvelle-Zélande, l'Australie.
C'est pourquoi les femmes ont mal vécu le rejet de l'Eglise. D'autant plus que
ses membres étaient beaucoup plus réticents à ordonner des évêques homosexuels
mariés civilement, et que ces derniers ont obtenu le droit de devenir évêques en janvier 2013. Le refus d'ordonner
des femmes a donc été donc perçu comme purement discriminatoire.
Néanmoins dans les Iles Britanniques, le révérend Pat Storey est devenue vendredi 20 septembre 2013 la première femme évêque de l'Eglise anglicane.
Elle a été nommée évêque de Meath
et de Kildare, en République d'Irlande. Ce diocèse dépend de l'Église d'Irlande et appartient à la Communion anglicane.
Précédée en cela par la décision le 12 septembre 2013 de l'Eglise
anglicane du Pays de Galles d'autoriser l'ordination de femmes évêques.
Cette réforme a été approuvée, par les trois collèges composant la direction de
l'Eglise. L'archevêque du Pays de Galles, le Dr Barry Morgan, ayant estimé que
cela n'avait « aucun sens d'un point de vue théologique » de
ne pas ordonner des femmes évêques alors qu'elles peuvent déjà être prêtres et
diacres.
L'Eglise anglicane et les Eglises de l'Union catholique internationale d'Utrecht (ou Église vieille-catholique) admettent l'ordination sacerdotale de femmes. En revanche, cette pratique est considérée comme invalide (sans effet) et illicite (car non apostolique) dans l'Eglise catholique romaine et les Églises orthodoxes. L'ordination (dans le luthéranisme) ou le mandat (dans les autres églises réformées) de femmes comme pasteurs est une pratique de nos jours répandue dans diverses confessions protestantes, principalement européennes. Le 4 avril 1992, Maria Jepsen a été nommée évêque de Hambourg au sein de l'Eglise évangélique luthérienne du nord de l'Elbe, ce qui a fait d'elle première femme au monde sacrée évêque luthérienne. En 2009, une femme évêque, Margot Kässmann, accède pour la première fois à la présidence de l'Eglise évangélique en Allemagne, l'une des plus importantes du monde protestant.
Sources : AFP, Telegraph. Photo : Justin Tallis.

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