jeudi 30 octobre 2014

HISTOIRE DE FEMME



C’est en France que j’ai appris l’histoire de cette jeune esthéticienne.


La beauté est une référence purement physique dans le monde patriarcal que nous avons accepté - consciemment ou non - de construire.

Une femme s’est engagée dans cette voie pour aider les autres femmes, celles qui sont touchées par la vie : maladie, détention, violence….. Autant de circonstances où la femme et la féminité sont mises à mal.

Cette jeune femme s’appelle Véronique. Elle est socio-esthéticienne. Elle a mis son savoir faire au service d’autres femmes.

Pour celles qui sont incarcérées, Véronique savait les aspects dégradants de leur condition en prison car l’accès aux produits de soin et à l’hygiène sont très limités. Ce sont nos petits gestes quotidiens qu’une femme incarcérée ne peut pas faire. Autre raison de la présence de Véronique auprès de ces femmes est la réinsertion. Être présente pour  les accompagner dans le travail de réinsertion dans la société en ayant une image de soi positive malgré tout.

Si Véronique se rend 1 fois par semaine au centre pénitentiaire, sa route la mène aussi vers un centre d'accueil pour femmes victimes de violences conjugales. Ces femmes qui ont une image dégradée  d’elles-mêmes ne peuvent pas verbaliser ce mal être qui les submerge. Véronique leur apprend à se re-trouver en tant que personne et non en tant qu’objet.

En relation avec d’autres associations, Véronique conduit des ateliers pour que les femmes fragilisées retrouvent l’envie de vivre et d’être femme. Voici ce qu’elle dit :

« Prendre soin de soi c’est le début de la reconstruction. La peau est un miroir des émotions. Dans la précarité, dans des situations de stress, les peaux des femmes réagissent sous différentes formes : le soin participe à apaiser la personne même si les réactions sont là.»

C’est ainsi qu’en 2008 La Maison du Bien-être a été créée pour accompagner les femmes en souffrance pour les reconnecter à elles-mêmes. Située dans un environnement de santé mutualiste, elles peuvent être dirigées vers des spécialistes.

Ce travail de médiatrice de santé et d’insertion bénéficie d’une formation spécifique. Ces esthéticiennes sont des techniciennes mais surtout des accompagnantes qui doivent voir au-delà de la plainte pour appréhender  la femme en face d’elles sans jugement, sans s’attacher.


Pour aller plus loin :







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