C’est en France que j’ai appris l’histoire de cette jeune esthéticienne.
La beauté est une
référence purement physique dans le monde patriarcal que nous avons accepté - consciemment
ou non - de construire.
Une femme s’est engagée
dans cette voie pour aider les autres femmes, celles qui sont touchées par la
vie : maladie, détention, violence….. Autant de circonstances où la femme
et la féminité sont mises à mal.
Cette jeune femme s’appelle
Véronique. Elle est socio-esthéticienne. Elle a mis son savoir faire au service
d’autres femmes.
Pour celles qui sont
incarcérées, Véronique savait les aspects dégradants de leur condition en
prison car l’accès aux produits de soin et à l’hygiène sont très limités. Ce
sont nos petits gestes quotidiens qu’une femme incarcérée ne peut pas faire.
Autre raison de la présence de Véronique auprès de ces femmes est la
réinsertion. Être présente pour les
accompagner dans le travail de réinsertion dans la société en ayant une image
de soi positive malgré tout.
Si Véronique se rend 1
fois par semaine au centre pénitentiaire, sa route la mène aussi vers un centre
d'accueil pour femmes victimes de violences conjugales. Ces femmes qui ont une
image dégradée d’elles-mêmes ne peuvent
pas verbaliser ce mal être qui les submerge. Véronique leur apprend à se
re-trouver en tant que personne et non en tant qu’objet.
En relation avec d’autres
associations, Véronique conduit des ateliers pour que les femmes fragilisées
retrouvent l’envie de vivre et d’être femme. Voici ce qu’elle dit :
« Prendre soin de soi c’est
le début de la reconstruction. La peau est un miroir des émotions. Dans la
précarité, dans des situations de stress, les peaux des femmes réagissent sous
différentes formes : le soin participe à apaiser la personne même si les
réactions sont là.»
C’est ainsi qu’en 2008
La Maison du Bien-être a été créée pour accompagner les femmes en souffrance
pour les reconnecter à elles-mêmes. Située dans un environnement de santé
mutualiste, elles peuvent être dirigées vers des spécialistes.
Ce travail de
médiatrice de santé et d’insertion bénéficie d’une formation spécifique. Ces
esthéticiennes sont des techniciennes mais surtout des accompagnantes qui
doivent voir au-delà de la plainte pour appréhender la femme en face d’elles sans jugement, sans s’attacher.
Pour aller plus loin :
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