Présenter
Marie-Madeleine à Lou Moun - Mt de Marsan* -, le Trois Rivières Français**, c’est
comme jeter une pierre à l’eau puisque, tout comme Vézelay, ce joli coin des Landes est
sous la protection de la Sainte patronne.
L’église de la Madeleine qui date du
début du 19ème siècle, a été précédée d’une église romane, suivie d’une
église gothique qui étaient des prieurés bénédictins sous l’autorité de l’Abbaye
de St Sever.
Le site se trouve sur le chemin limousin – Via Limovicensis - qui
mène à St Jacques de Compostelle. On rentrait dans la ville par le pont de la
«May de Diu». Chaque année, la tradition, qui remonte au 16ème siècle
grâce à Henri IV, est de sortir la statue de Marie-Madeleine pour la porter en
procession jusqu’aux arênes de Plumaçon où se déroulent des spectacles de
tauromachie et d’«encierro» - courses de vaches landaises –
Vous trouverez sur ce lien un aperçu de ce qu’il
reste aujourd’hui de cette tradition.
//legrandchantier.blogspot.fr/2011/07/pauvre-madeleine.html
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Bref,
si l’église de la Madeleine est remarquable par ses peintures et sa fresque sur
la vie de Marie Madeleine qui va servir d’introduction et de fil conducteur à
ma présentation, il y a un joyau roman dédié à St Jean Baptiste qui se trouve à
proximité de l’endroit où je demeure quand je viens dans ce coin de France : l’église
St Médard, un des cinq relais qui forment la paroisse « Notre
Dame des Trois Rivières » - çà ne s’invente pas et j’aime ces clins d’œil de la
Vie! –
La représentation au dessus de l’entrée du porche rappelle la présence
des Antonins.
Sur la magnifique porte en noyer on peut voir St Antoine l’ermite sur
la partie droite et st Jean Baptiste sur la gauche tandis qu’à l’intérieur, au
dessus, se trouve la coquille rappelant que les pélerins sur le chemin de St
Jacques passaient ici. Ils devaient d’ailleurs être hébergés dans la salle
voutée et sur le côté gauche de l’église.
Sur la magnifique porte en noyer on peut voir St Antoine l’ermite sur
la partie droite et st Jean Baptiste sur la gauche tandis qu’à l’intérieur, au
dessus, se trouve la coquille rappelant que les pélerins sur le chemin de St
Jacques passaient ici. Ils devaient d’ailleurs être hébergés dans la salle
voutée et sur le côté gauche de l’église.
La voute de la nef est en berceau
longitudinal qui attire l’œil vers le retable sculpté de St Médard à gauche, de
St Jean Baptiste à droite et de sa vie de part et d’autre du tabernacle. L’autel
est surmonté d’une huile monumentale de Longa représentant la crucifixion de
Jésus.
* À l’origine, Mont de Mars supportait un temple
dédié au dieu Mars, second de la triade Jupiter-Quirinus dont les attributs sont le
bouclier la lance et le casque. Ce temple détruit par Crassus fut remplacé par
un château sur ordre de Charlemagne qui aurait donné les terres aux vicomtes de
Marsan. Le château fut détruit par les Normands et reconstruit pas Pierre de
Lobaner...
Hélas en 1861, J-F Bladé, historien de son état, démontra que l’histoire était fausse et que les « Chartes » trouvées dans les ruines du château étaient apocryphes !
Vraie, pas vraie, l’histoire est intéressante, comme l’a été la vie de cette partie des Landes coincée entre un roi de France catholique et la région, possession de Jeanne d’Albret et de Henri de Navarre d’obédience protestante. Lou Moun connue les vicissitudes de la guerre de religion et du coup profita du siècle des Lumières pour se démarquer de l'obscurantisme passé et appliquer la philosophie selon laquelle «la religion naturelle s'oppose au dogme traditionnel», pour devenir un creuset de réflexions et de recherches de la vérité à travers le libre exercice de la raison éclairée par le débat, portée par la noble ambition de former des hommes « libres et de bonnes moeurs » : programme sorti des loges anglaises, largement en symbiose avec l'Église d'Angleterre, et passé dans une France déchristianisée par une élite intellectuelle (avocat, médecin, bourgeois, négociant voire des membres du clergé). C’est ainsi que très vite, au cours du 18ème siècle, Mont de Marsan, comme les autres grandes villes du Sud Ouest, eut sa loge maçonnique.
Hélas en 1861, J-F Bladé, historien de son état, démontra que l’histoire était fausse et que les « Chartes » trouvées dans les ruines du château étaient apocryphes !
Vraie, pas vraie, l’histoire est intéressante, comme l’a été la vie de cette partie des Landes coincée entre un roi de France catholique et la région, possession de Jeanne d’Albret et de Henri de Navarre d’obédience protestante. Lou Moun connue les vicissitudes de la guerre de religion et du coup profita du siècle des Lumières pour se démarquer de l'obscurantisme passé et appliquer la philosophie selon laquelle «la religion naturelle s'oppose au dogme traditionnel», pour devenir un creuset de réflexions et de recherches de la vérité à travers le libre exercice de la raison éclairée par le débat, portée par la noble ambition de former des hommes « libres et de bonnes moeurs » : programme sorti des loges anglaises, largement en symbiose avec l'Église d'Angleterre, et passé dans une France déchristianisée par une élite intellectuelle (avocat, médecin, bourgeois, négociant voire des membres du clergé). C’est ainsi que très vite, au cours du 18ème siècle, Mont de Marsan, comme les autres grandes villes du Sud Ouest, eut sa loge maçonnique.
** Blason de Mont de Marsan : D’azur
à deux clefs d’argent posées en pal,
les pannetons en chef Ces 2 clefs
sont celles de St Pierre du nom de son fondateur
Pierre de Lobaner et représentent les 2 cours d’eau : La Douze et le
Midou qui se réunissent pour former la Midouze. Ces cours d’eau étant les clefs
de la prospérité de la ville.
Armes
de Trois Rivières, QC : D’azur au chevron d’argent chargé d’une fleur de lys du champ, accompagnés de 3 grands
corégones nageant aussi d’argent. Le chevron est extrait des armoiries du gouverneur Pierre Boucher, gouverneur de Trois-Rivières. Les 3 poissons
symbolisent les 3 rivières (qui en fait ne sont que 2). Ils sont aussi le totem
des Attikameks, 1er occupants. La fleur de lys indique l’origine
française, les feuilles d’érables soulignent l’appartenance canadienne et le
castor représente le caractère besogneux des trifontains




Bravo, La présentation associée à la toile de la vie de Marie-Madeleine de l'église, c'est super. La méditation est rendue plus facile. Mes amies ont été impressionnées et souhaitent t'inviter sur d'autres sites. Merci Marie pour ce beau travail.
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