Mon nom est Sarah. J'ai 3 ans
Mes yeux sont enflés. Je ne peux pas voir,
Je dois être bête. Je dois être méchante,
Quoi d'autre aurait pu mettre mon père dans un tel état?
Je souhaiterais être meilleure. Je souhaiterais être moins moche
Alors peut-être que ma mère
voudrait toujours me faire des câlins.
Je ne peux pas parler. Je ne
peux pas faire de bêtises
Sinon je suis enfermée toute la
journée.
Quand je me réveille je suis toute seule
La maison est noire. Mes parents ne sont pas chez moi.
Quand ma mère vient, j'essaye d'être gentille,
Sinon j'aurais peut être un coup
de fouet ce soir.
Ne fais pas de bruit! Je viens
juste d'entendre une voiture.
Mon père revient du bar de
Charlie.
Je l'entends jurer. Il m'appelle. Je me serre contre le mur.
J'essaye de me cacher de ses yeux démoniaques.
J'ai tellement peur maintenant. Je commence à pleurer.
Il me trouve en train de pleurer. Il me lance des mots méchants,
Il dit que c'est de ma faute. Qu'il souffre au travail.
Il me claque et me tape et me crie dessus encore plus,
Je me libère enfin et je cours
jusqu'à la porte.
Il l'a déjà fermée. Je me mets
en boule,
Il me prend et me lance contre
le mur.
Je tombe par terre. Avec mes os presque cassés,
Et ma journée continue avec des
méchancetés dites...
"Je suis désolée!", je crie. Mais c'est déjà beaucoup trop
tard.
Son visage a tourné dans une
haine inimaginable.
Le mal et les blessures encore et encore
Mon dieu s'il te plait, ait
pitié! Fais que ça s'arrête s'il te
plait!
Et enfin il arrête et va vers la porte, pendant que je suis allongée, immobile
par terre.
Mon nom est Sarah. J'ai 3 ans. Ce soir mon père m'a tuée.
Ce poème est anonyme,
Pardon.
Pardon Sarah, Pardon à tous ces enfants qui meurent de mauvais traitements
Ceci ne se passe pas ailleurs, c’est chez nous :
Au Canada, 211 enfants par jour
souffrent de maltraitance.
Oui vous lisez bien : 211 enfants par jour
Dont près de la moitié souffrent de maltraitance
par négligence, un peu plus d’un quart souffrent de maltraitance physique, le reste souffrant de
maltraitance psychologique.
Ces chiffres sont en constante
progression.
Ce qui veut dire que à votre porte des enfants connaissent l'horreur et nous continuons à vivre sans rien voir ou sans rien dire.
MÈRES, GRAND-MÈRES LEVONS-NOUS POUR AIDER !
Que faut-il pour que les choses changent ?
Ce n’est pas quand les familles
sont au fond du trou que nous devons intervenir, c’est bien avant.
Les causes ne sont pas que économiques. À tout faire tourner
autour de l’argent on perd des vies.
Il n'y a à mes yeux qu'une seule cause
La cause est bien plus profonde.
Elle touche le manque d'ÊTRE qui ruine nos sociétés dites évoluées.
PREVENTION
La prévention passe par le partage pour sortir les femmes et les familles de l’isolement.
L’institution en tant que telle, représentant l’autorité ne peut rien.
C’est en
permettant l’échange, la parole, l’écoute entre d’autres femmes, d’autres
familles que l’on peut délier les difficultés avant l’irréparable.
C'est en favorisant la création de lieux de rencontres dans chaque quartier proposant un accueil neutre et libre que nous pourrons inverser la courbe et probablement sauver des innocents et par là même améliorer la société future.
Merci à Susanxx
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