Augustin de Livois, Président de l'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, a lancé une pétition contre les vaccins HPV qui a déjà reçu plus de 350 000 signatures en un mois.
C’est un succès historique car jamais une pétition contre un vaccin n’avait réuni autant de signatures dans le monde francophone.
Cette mobilisation brise la chape de plomb des médias et alerte directement les citoyens et les responsables politiques.
En effet, aucun grand média n'a parlé de cette pétition malgré les sollicitations de toute part.
Fort des ces 350 000 signatures, des lettres au Président de la République et aux ministres de la Santé et de l'Éducation Nationale ont été expédiées en attendant une rencontre pour la remise de la pétition.
Vous pouvez encore signer en cliquant ici ;http://petition.ipsn.eu/papillomavirus.php?utm_source=IPSN&utm_medium=Newsletter-gratuite&utm_campaign=201411-14-HPV_VdT
Un article tout de même est paru dans le journal Sud Ouest.
http://www.sudouest.fr/2014/10/27/gardasil-vaccin-discute-1717027-2780.php
Sous forme d'interview de Roger Salomon, le Président du Haut Conseil de Sécurité Publique, celui-là même par lequel la recommandation est arrivée…
L'article étant réservé aux abonnés, vous le trouverez à la fin de ce billet.
Que nous dit ce monsieur pour nous convaincre de faire vacciner à l’école nos fillettes et nos petits garçons dès l’âge de 9 ans ? En substance, il y a trois arguments et une affirmation moraliste.
1er argument : les médecins seraient tous d’accord !
Le Professeur Roger Salomon précise : « Notre ultime rapport préconisant cette vaccination a été validé et signé par l'Académie de médecine, et des dizaines de sociétés savantes de gynécologues, pédiatres, infectiologues et cancérologues qui ne peuvent être soupçonnées d'être à la botte de l'industrie pharmaceutique par exemple ».
Un consensus des scientifiques et des médecins serait un argument puissant dans un système libre. Mais nous savons que ce n’est pas le cas.
L’Ordre des médecins peut radier presque du jour au lendemain n’importe quel médecin qu’il trouve « déviant ».
Soyons réalistes, quel médecin en exercice peut prendre aujourd’hui le risque de critiquer le moindre vaccin ?
Il faut être professeur d’université ou médecin à la retraite pour pouvoir prendre la parole.
Dire que la profession est d’accord dans son ensemble revient à dire : « Nous tenons nos troupes ! »
Quant à la question des conflits d’intérêts, Monsieur Salomon a raison de la soulever.
1- Sur les 47 experts qui ont rédigé le rapport du HCSP, 26 ont des liens financiers ou moraux avec les laboratoires qui produisent le vaccin.
2- Sur la sécurité des vaccins, le rapport cite neuf études. Cinq d’entre elles ont été rédigées par les laboratoires pharmaceutiques proposant les vaccins.
Bref, la majorité des experts et des études ont été fournis par les labos…
2e argument : le rapport bénéfice/risque serait positif
D'après Roger Salomon, « les études de la tolérance des vaccins ne remettent pas en cause le rapport bénéfice/risque, lequel reste positif ».
La question du bénéfice/risque pour tout médicament est en effet essentielle. Sauf qu’en l’espèce, les risques dont nous parlons sont particulièrement graves, même si le nombre de victimes concernées serait limité.
La vérité du terrain, c’est que nous manquons de recul sur ce vaccin qui n’a été introduit qu’en 2006. Et qu'un certain nombre d’accidents très handicapants sont survenus à la suite de la vaccination, même si le Pr Roger Salomon refuse d’établir un lien entre ces vaccins et les effets indésirables en question.
Or ces risques pourraient être évités puisqu’il existe une méthode de dépistage qui fonctionne – le frottis – et qui ne met pas en péril les patientes.
Dès lors qu’il y a un risque pour les patients, quel qu’il soit, ces derniers doivent pouvoir choisir leurs traitements.
Il est évident qu’à 15 ans une jeune fille est plus à même de poser un choix de santé qu’à 9 ans, surtout s’il s’agit de sa vie sexuelle…
3e argument : sauver 200 vies par an pour en perdre autant ??
C’est l’élément le plus important de la rhétorique du Pr Roger Salomon, et l’on peine à comprendre pourquoi il ne le place pas en premier.
Au-delà de la question de l’indépendance des études qui pose problème et qui donc permet de soulever la véracité de ce chiffre, il faut le mettre en relation avec le coût humain et économique de la vaccination HPV.
Si, pour sauver 200 vies par an, nous en sacrifions autant, cela pose des questions éthiques extrêmement sérieuses. Au nom de quel principe constitutionnel peut-on sacrifier la santé de personnes innocentes pour le bien-être d’une autre catégorie de personnes ?
Sans compter que cette opération aurait un coût très important pour le contribuable.
Les vaccins coûtent 69,11 euros pour le Cervarix et 118,43 euros pour le Gardasil. Il faudrait vacciner tous les ans des centaines de milliers d’enfants, ce qui coûterait des centaines de millions d’euros qui seraient employés de manière bien plus efficace dans la prévention d’autres cancers, comme le cancer du sein, en France, qui tue douze fois plus que le cancer du col de l’utérus.
Mais surtout on comprend que pour que les laboratoires baissent leur tarif il faut de nombreuses vaccinations !!!!
Et enfin, l’éternel argument des inégalités sociales…
Le vaccin contre le virus HPV permettrait de lutter contre les inégalités sociales.
Que veut dire cette expression curieuse venant d’un organisme dont l’objectif est de promouvoir la santé publique, plus que les égalités sociales ?
Est-ce une volonté spécifique des laboratoires pharmaceutiques ?
Il semblerait qu’à défaut d’arguments scientifiques à donner, on nous sert une affirmation moraliste visant à semer le doute dans les esprits.
Que sous-entend cet énoncé ?
Que les populations défavorisées rentreraient plus facilement dans la case des populations à risques ? Que ces citoyens ne seraient pas en mesure, comme les autres, de savoir ce qui est bon pour eux ? Qu’il faudrait donc leur imposer une manière de penser et d’agir pour s’assurer de leur santé ?
N’en déplaise à nos autorités, la santé de chacun appartient… à chacun. Et nous sommes tous capables de comprendre les enjeux d’une vaccination et des choix que nous posons pour notre santé. Et s’il est besoin de mieux former les citoyens pour qu’ils comprennent ces enjeux, alors c’est à l’école de jouer son rôle d’éducation, avec les parents, et dans ce cas vous serez d’accord avec moi pour dire qu’il vaut mieux donner cinq années de plus d’apprentissage aux enfants et de réflexion aux familles avant de leur proposer ce choix dont les conséquences sont potentiellement si graves !
Interview de IsabelleCastéra pour le journal Sud Ouest ;
La polémique n'en finit pas. Le vaccin censé lutter contre le cancer du col de l'utérus, qui touche 3 000 femmes par an en France et provoque quelque 1 000 décès, multiplie les réactions de défiance depuis sa mise sur le marché en 2006. En ce moment, le débat enfle sur les réseaux sociaux, où circule une pétition lancée parle professeur Henri Joyeux. Ce cancérologue dénonce le dernier rapport du Haut Conseil de santé publique, qui préconise de rendre obligatoire la vaccination contre les papillomavirus dans le cadre scolaire, à partir de 9 ans. Un pavé dans la mare. À Bordeaux, le professeur, médecin et biologiste Roger Salamon préside ce Haut Conseil de santé publique. Il a bien voulu répondre à nos questions.
« Sud Ouest ». La vaccination contre les papillomavirus, donc l'utilisation du Gardasil, est-elle obligatoire ?
Roger Salamon. Pour l'instant, non. Deux vaccins sont commercialisés en France, le Gardasil et le Cevarix, qui concernent les formes les plus fréquentes de cancer du col de l'utérus. Nous avons rédigé plusieurs rapports allant dans le sens d'une recommandation de cette vaccination. La dernière date de l'automne et préconise la vaccination gratuite dans les écoles, à partir de 9 ans. C'est vrai. Cette vaccination pourrait éviter au moins 200 décès par an. Nous la préconisons pour lutter contre les inégalités sociales, car beaucoup de femmes de milieux sociaux défavorisés échappent au dépistage, à savoir le frottis.
Pourquoi souhaitez-vous que la vaccination soit mise en place pour les enfants dès 9 ans ?
On propose une vaccination à partir de 9 ans pour laisser ouverte la possibilité de vacciner soit à l'école primaire soit au collège. L'Australie, l'Angleterre, l'Écosse, le Québec notamment ont déjà pris cette mesure. Il s'agit du premier vaccin qui a une action efficace contre un cancer. Et je répète, il permet d'en finir avec cette inégalité sociale.
Que répondez-vous aux anti-vaccin ?
Notre ultime rapport préconisant cette vaccination a été validé et signé par l'Académie de médecine, et des dizaines de sociétés savantes de gynécologues, pédiatres, infectiologues et cancérologues qui ne peuvent être soupçonnées d'être à la botte de l'industrie pharmaceutique par exemple. L'argumentation du professeur Henri Joyeux, qui mène un combat contre cette vaccination, est sujette à caution. Sur Internet, il tient des propos vindicatifs et énonce des erreurs. Il se positionne en lanceur d'alerte, sauf qu'il lance de fausses alertes, ce qui mériterait un procès en diffamation. Nous n'avons jamais caché que les vaccins ne couvraient pas la totalité des papillomavirus, or il prétend le contraire. Il parle de la dangerosité supposée des virus, sans mentionner que les études de la tolérance des vaccins ne remettent pas en cause le rapport bénéfice- risque, lequel reste positif. Ce vaccin touche à la question de la sexualité et, au prétexte de supposés lobbyings de labos pharmaceutiques, lui et les autres détracteurs en contestent le principe.
Quid des plaintes de femmes qui ont déclaré une sclérose en plaques juste après la vaccination ?
Si je me fais vacciner et que je développe quelques jours après une sclérose en plaques, on fera le lien. Ce qui ne signifie pas pour autant que c'est le vaccin qui a provoqué la survenue de la maladie. Scientifiquement, ce n'est pas prouvé, mais on sait que pour tout vaccin le risque zéro n'existe pas. Pour autant, la vaccination est indispensable.
Pourquoi préconiser un vaccin qui ne couvre que 70 % des virus et finalement si peu de cas ?
Parce qu'il est efficace pour 70 % des papillomavirus, parce qu'il permet de sauver des vies. Parce que si on vaccine à grande échelle le prix baissera en même temps. Parce que le rendre obligatoire permet de lutter contre l'inégalité sociale.
Le Haut Conseil de santé publique préconise-t-il aussi de faire un examen régulier ?
Oui, malgré le vaccin, nous préconisons une surveillance par frottis, qui reste le moyen le plus sûr de dépister la maladie.
Réponse du Professeur Joyeux :
Merci au président du Haut Conseil de Santé Publique de préciser que la vaccination contre les papilloma virus responsables d’infections sexuellement transmissibles et de cancers, n’est pas ”encore” obligatoire.
Merci aussi pour sa précision "La dernière (préconisation) date de l'automne et préconise la vaccination gratuite dans les écoles, à partir de 9 ans. C'est vrai."
Merci enfin de préciser "Nous la préconisons pour lutter contre les inégalités sociales, car beaucoup de femmes de milieux sociaux défavorisés échappent au dépistage, à savoir le frottis. »
Pensez-vous donc que ces inégalités sociales vont se perpétuer au point de les faire démarrer dès le primaire ?
Parce que ”l'Australie, l'Angleterre, l'Écosse, le Québec notamment ont déjà pris cette mesure” devrions-nous être comme les moutons de Panurge ?
Quand le Président du HCSP dit "Nous n'avons jamais caché que les vaccins ne couvraient pas la totalité des papillomavirus, or il (Pr HJ) prétend le contraire.”, il m’a manifestement mal lu, car voici mon texte : « Pourtant, les 2 vaccins actuels appelés Gardasil ou Cervarix comportent des risques d'effets indésirables graves, comme tout médicament prescrit à des personnes en bonne santé et plus encore à des enfants. En plus, ils vous cachent qu'ils ne protègent pas à 100 % contre le cancer du col de l’utérus, pas plus de 70% ! »
Le président confirme une fois de plus : "Parce qu'il est efficace pour 70 % des papillomavirus ».
Quant au rapport bénéfice/risque, calculé en termes mathématiques, l’argument n'est pas soutenable, car ce rapport sera toujours positif puisque le nombre de cas de complications est faible par rapport à une masse de population dont le suivi est impossible.
Enfin je reste très frappé par l’argument phare des ”inégalités sociales” présent 4 fois dans son texte, qui entre dans les obsessions gouvernementales dont le seul talent à ce jour est, je le crains et l'observe, de les faire croître au nom de l’Egalité.
En conséquence je ne retire pas la pétition comme cela m’est fortement demandé, bien au contraire je la relance auprès des 17 millions de familles de France.
Pr Henri Joyeux
Pour consulter le dossier du Professeur Henri Joyeux cliquez ci-après ;
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire